Le castor au-delà de l’emblème du Canada

Aujourd’hui les activités humaines favorisent l’établissement des castors en bordure des infrastructures, augmentant ainsi les situations conflictuelles dues aux rencontres plus fréquentes entre l’humain et le rongeur.
Une espèce emblématique
Cet animal maladroit sur terre se révèle particulièrement agile sous l’eau, où ses déplacements peuvent atteindre une vitesse de 7km/h. En plus d’une membrane transparente qui recouvre ses yeux pour les protéger, ses narines et ses oreilles se ferment lorsqu’il est sous l’eau! Protégées par un émail foncé, ses incisives aiguisées poussent tout au long de sa vie. Le castor s’active en toute saison, principalement la nuit. Les petits naissent au printemps en groupe de 3 ou 4. Les jeunes restent deux ans auprès de leurs parents et contribuent à la routine. Le castor peut vivre jusqu’à 12 ans dans son environnement naturel.

Réussir une bonne cohabitation!
Il est important de retenir que le castor est chez lui, au même titre que nous. Il ne faut donc pas intervenir à moins qu’il ne s’agisse réellement d’un enjeu important relativement à la sécurité des personnes ou des biens. Le grand défi est d’apprendre à partager le territoire.
Le castor est inoffensif
L’animal ne détruit pas les structures et ne s’attaque aucunement aux humains.
Interventions préventives possibles
Si vous avez des problèmes durant la saison estivale, vous pouvez à titre préventif installer de la broche autour des arbres riverains pour empêcher que les castors ne les ciblent. L’essence favorite du castor est le peuplier faux-tremble, quoiqu’il affectionne également les bouleaux, les saules, les sorbiers, les cerisiers et les érables. Donc, vous pourriez cibler ces essences si vous devez prioriser les arbres de votre terrain.
À qui la responsabilité?
La Municipalité doit intervenir dans les situations suivantes :
- Un barrage est érigé et pourrait causer une inondation à l’ensemble des propriétés riveraines
- Des actions du castor posent problème à une voie publique
Dans la situation où un castor aurait érigé une hutte près ou dans votre abri à bateau ou qu’il mange les arbres sur votre propriété privée, ce n’est pas de la responsabilité de la Municipalité d’agir. Vous pouvez contacter un spécialiste trappeur et il vous expliquera les options qui s’offrent à vous. Bien entendu, la solution la moins couteuse et la plus respectueuse de l’animal est d’attendre à l’automne puisque seules les prises de l’automne peuvent être récupérées pour leur viande et leur fourrure. Si c’est en dehors des dates de trappe, l’animal est malheureusement jeté à la poubelle.
Une fois que l’on comprend les enjeux, habituellement ça dicte nos actions!